Maître Shozo AWAZU

Hommage à Awazu Sensei

Rapidement, le fil de sa jeunesse 

  • 18 avril 1923, naissance de Shozo Awazu à Kyoto au japon.
  • 10 ans, il débute le judo.
  • 13 ans, il acquiert la ceinture noire.
  • 15 et 16 ans, il est champion du Japon par équipe.
  • 26 ans, il devient 6° dan.
  • 5 juillet 1950, il arrive à Marseille, envoyé par le Kōdōkan (dojo fondé en 1882 par Jigorō Kanō, actuellement centre international de judo à Tokyo) pour devenir l’assistant de Mikinosuke Kawaishi.

Sa mission en France

Maître Mikinosuke Kawaishi est le pionnier du judo en France. Arrivé en 1935, il enseigne cette discipline qui démarrait avec difficultés et plante ainsi les racines du judo sur le territoire français. Il fait appel à Shozo Awazu, ce qui motive la venue de ce jeune professeur japonais en France.

A Paris, il partage sa passion du judo avec les judokas de l’époque, et devient l’entraîneur des champions de l’équipe de France de l’époque (de Herdt, Levannier, Martel, Belaud, Verrier, Roussel, Cauquil, Pelletier, Laglaine, Zin).…

Les premières manifestations de judo  sont organisées, sous l’impulsion de maître Kawaishi et de son assistant. Le 21 octobre 1950, c’est un gala, à Paris au célèbre Vel’ Div’ qui remporte un immense succès et promouvoit le judo français. Opposé à 10 des meilleurs français de l’époque, Shozo Awazu bat successivement Levanier, Martel, Belaud, Verrier, Roussel, Cauquil, Pelletier, Laglaine, Zin et concède le nul devant le dernier de la ligne, De Herdt.  Le public s’enthousiasme et c’est une affluence de nouveaux licenciés dans les clubs.

Maître Awazu est un pièce maitresse dans le développement du judo en France. Il forme les premières générations de judokas et de professeurs.
Entraîneur National pendant de longues années, il a apporté beaucoup aux équipes de France.

Son palmares français 

–  Il entraine Henri Courtine et Bernard Pariset, les deux premiers français à participer aux premiers championnats du monde de judo en 1956. Ils obtiennent de nombreux titres européens et des médailles mondiales.

– Le « ne waza » (combat au sol) est un domaine inexploré en France. Maître Awazu fait travailler sans relâche cette fechnique qui devient sa marque auprés de ses sportifs. Lionel Grossain, triple champion d’Europe, et Bernard Pariset en furent les premiers bénéficiaires. Des générations de jeunes athlètes ont subi « le cauchemar souriant de son ne-waza sans fioriture et simplement invincible ».

– Larbi Benboudaoud, champion du monde en 1999 et vice-champion olympique à Sydney en 2000

Son esprit

C’est le dernier grand maître japonais du judo en France, il représente l’histoire, la connaissance, l’éthique et le savoir ancestral.                                                             Il fait partie de ceux qui sont à l’origine du Code moral du judo (1985). Le respect de ce code est la condition première, la base de la pratique du Judo.  C’est dans la pratique de tous les jours qu’il enseigne ces principes : paix, respect, honneur, partage, entraide, etc.

Tout ceux qui l’ ont côtoyé sur les tatamis n’ont pu que remarquer, apprécier et admirer sa présence bienveillante, compétente et toujours apaisante. Les valeurs fondamentales de la discipline étaient intrinsèquement liées à sa personne et vice versa.

C’est le 17 mars 2017, qu’il s’éteint, après une vie entière consacrée au judo. Il restera à jamais la pièce maîtresse du judo français.

 Honneurs

  • Chevalier de la Légion d’honneur (1999).
  • Décoré de l’Ordre du Soleil levant par l’empereur du Japon.
  • Le dojo du Racing Club de France porte son nom.

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